Saint-Vith - De nombreuses personnes ont manifesté devant l'hôtel de ville.


26 mai 2020

Plus de 120 personnes ont manifesté devant l'hôtel de ville de Saint-Vith ce dimanche matin, selon le Grenz-Echo.


Si chacun avait ses raisons, chaque citoyen avait une revendication liée à la crise du coronavirus.


Au départ, l’appel à une marche pacifique avait été lancée sur les réseaux sociaux. Le cortège de manifestants auraient dû marcher de la Bischöflichen Schule à l’hôtel de ville. Les initiateurs de la marche voulaient alors envoyer un signal fort.

Jeudi dernier, la zone de police Eifel a cependant rappelé que ce type de rassemblement n’était pas autorisé et était punissable. La zone avait annoncé des contrôles. Elle s’est faite incendiée de commentaires sur sa page Facebook. Par ailleurs, on pensait que les administrateurs du groupe Facebook « Corona Rebellen Ostbelgien 2020 » était à l’origine de la marche mais il n’en était rien. La zone de police Eifel s’attendait dès lors à tout scénario possible dimanche dernier.


Finalement, dimanche matin, ce sont environ 120 personnes qui se sont rassemblées pacifiquement sur la Place de l’Hôtel de Ville à Saint-Vith. Venues de diverses localités de la Belgique de l’Est, elles tenaient à manifester leur colère vis-à-vis des mesures covid-19. La police est restée en arrière-plan en cas de débordements.

Parmi les personnes présentes, on retrouvait des patrons de l’horeca comme les gérants de l’Esscobar ou du Pub24 à Bütgenbach. Pour eux, si des mesures étaient nécessaires au début du confinement, la situation actuelle est désormais intolérable. Certains particuliers pestaient contre la fermeture des frontières. Le conseiller communal de Bütgenbach Manuel Dollendorf ou encore des membres du groupe Vivant au Parlement de la Communauté Germanophone avaient fait aussi le chemin jusqu’à Saint-Vith. D’autres personnes encore manifestaient en soutien au personnel soignant.


Vers 10h30, des applaudissements et des sifflements ont été entendus, avant la dissolution du groupe de participants. La loi étant la même pour tous, chaque participant risque une amende de 250€. Ce sera au Procureur d'Eupen de trancher.


(Photo: GrenzEcho)