7 ENTRE NOUS - Helmut Lotti

24 novembre 2020 à 06h26 - 1638 vues

Helmut Lotti : « Pour habiter, il n’y a pas mieux qu’ici »

 

A l’approche des fêtes, Helmut Lotti est l’invité de « 7 entre nous ». L’artiste à la voix et à la carrière internationale exceptionnelles adore l’Ardenne, lui qui habite dans une ancienne fermette d’un village de Durbuy. Voici quelques extraits de l’interview qu’il nous a accordée.

 

CHANTEUR GRÂCE À SA MAMAN ET GRÂCE À ELVIS.- « Je suis devenu chanteur grâce à Elvis Presley, mais aussi grâce à ma mère. Moi, je voulais chanter le week-end pour mon plaisir, mais je voulais devenir coureur cycliste ou travailler comme journaliste sportif. Je n’ai jamais pensé chanter pour gagner de l’argent. Plus tard, j’ai eu le privilège d’aller à Memphis. J’ai fait une session dans le studio Sun où Elvis a commencé, avec Scotty Moore, son premier guitariste qui s’occupait aussi un peu de son management au début, et avec DJ Fontana, son batteur. C’était très agréable. Je suis aussi l’un des derniers à avoir fait une interview avec Sam Phillips, qui a découvert Elvis. J’ai également pu chanter à Anvers avec les Jordanaires, les choristes d’Elvis. J’ai aussi chanté avec JD Summer &  The Stamps Quartet, des chanteurs de gospel. JD Summer, c’était le type qui avait la voix la plus basse du monde. Quand j’ai chanté avec eux, c’était comme prier, comme un moment sacré. »

TREIZE MILLIONS D’ALBUMS.- « Je ne sais pas combien de disques d’or j’ai reçus, mais je sais que ma maison n’est pas assez grande pour les exposer tous. Comment en suis-je arrivé à vendre treize millions d’albums ? Ce sont les gens qui ont acheté les CD qui l’ont fait. J’ai fait de mon mieux, et j’avais un manager hollandais. Et les Hollandais savent même vendre de la Heineken (rires). La Belgique et l’Allemagne sont les deux pays où cela a marché le mieux, mais j’ai aussi eu des disques d’or ou de platine en Suède, en Finlande, en Autriche, au Danemark, en Afrique du Sud, et même un disque d’or en France. J’ai joué deux fois à l’Olympia. Quand je monte sur scène, je suis très nerveux. Et quand je sors de scène, il vaut mieux de ne pas être trop près de moi pendant les quinze premières minutes. Toutes les erreurs que j’ai faites sont encore dans ma tête. En général, je suis fâché à ce moment-là. On ne connaît pas un artiste tant qu’on ne l’a pas vu sur scène, en live. »

LA PAUVRETÉ CACHÉE.- « J’ai été élevé dans une petite forme de pauvreté. Nous n’avions pas de salle de bains à la maison. Maman voulait que nous ayons toujours de la bonne nourriture, et donc nous avons toujours bien mangé. La situation n’était pas tragique. C’est pour cela que je m’associe volontiers à des actions comme être ambassadeur de l’Unicef pour les enfants pauvres. Quand les gens n’ont pas d’argent, quand ils sont pauvres, cela les met dans la gêne. Nous devons trouver un système dans notre pays pour lutter contre la pauvreté cachée. Le système n’est pas toujours très honnête, avec les riches qui deviennent plus riches, et pauvres, de plus en plus pauvres. »

LA NATURE ET LE CALME.- « Je suis Gantois et je resterai Gantois pour le reste de ma vie. Maintenant, je suis Durbuysien. Pour habiter, il n’y a pas mieux qu’ici. J’adore la nature et le calme. J’habite en pleine campagne, à la limite entre Durbuy et Erezée. Les gens sont agréables. J’ai l’impression que l’on a beaucoup plus de temps ici qu’en Flandre. »

PARRAIN DU RELAIS POUR LA VIE.- Je serais heureux, un jour, de donner un concert dans la vieille ville de Durbuy. Je suis parrain de l’opération Relais pour la Vie. J’avais proposé de chanter avec un petit combo, cela aurait dû se faire le premier week-end de juillet 2020, mais cela n’a pas pu se faire à cause du Covid. C’est normalement remis au premier week-end de juillet 2021, j’essaierai d’y être mais je ne sais pas encore si je serai libre. Je serai alors en pleine promotion de mon nouvel album. Dans tous les cas, je resterai le parrain du Relais pour la Vie. »

DES BONNES TABLES.- « Quand je vais manger à Durbuy, je vais à la Bru’sserie. C’est un excellent rapport qualité-prix. Wout Bru est vraiment un Top Chef en Flandre. J’aime aussi manger des pizzas à l’Atelier de Fabian à Deux-Rys. Il prépare d’excellentes pizzas et il a deux filles de 11 et 16 ans qui jouent du piano et de l’accordéon. Quand je fais une longue promenade, je vais jusqu’à Wéris où j’aime beaucoup manger des crêpes aux Lanternes. A Wéris, j’adore aussi le Cor de Chasse. »