7 ENTRE NOUS - Mélissa Hanus

21 octobre 2020 à 16h19 - 573 vues

Mélissa Hanus : « Je suis consciente
que mon parcours est atypique »

A 28 ans, Mélissa Hanus est échevine dans la commune d’Etalle, elle est députée fédérale et elle est présidente provinciale du Parti socialiste. Son avancée est spectaculaire. Elle s’est confiée dans « 7 entre nous ». Voici quelques extraits de son interview sur 7 FM.

LES VALEURS D’UNE FAMILLE NOMBREUSE.- « Avoir grandi dans une famille aussi nombreuse, avec huit frères et sœurs, dans une condition qui était plutôt modeste, fait partie de mon identité. Depuis que je suis petite, je suis consciente que l’entraide, la solidarité, le fait de pouvoir compter les uns sur les autres, sont des valeurs fondamentales et nécessaires pour pouvoir évoluer dans la vie. Bien heureusement, nous avons une excellente entente entre l’ensemble de mes frères et sœurs. Avec la Covid, évidemment, nous sommes fortement séparés, vu la troupe que nous sommes. En général, j’attends les fêtes de fin d’année avec impatience. Ici, on verra quelles conditions adopter vu les conditions sanitaires. »

UN PARCOURS ATYPIQUE.- « Quand, de première échevine à Etalle, je suis devenue directement candidate tête de liste du PS aux élections fédérales, les journaux ont titré « Ascension fulgurante ». Je conviens que c’est un parcours atypique au plan politique. Mais la question de la rapidité n’est pas primordiale. Ce qui est essentiel, c’est d’être à la bonne place, au bon moment et de s’y sentir bien. Philippe Courard m’a vraiment donné ma chance. A l’époque, ce n’était pas forcément évident au niveau du PS Luxembourg. Nous avions eu des départs de bourgmestres et de personnes importantes de notre parti.»

REDONNER ESPOIR AUX CITOYENS.- « Le renouveau, tel que je le vois, c’est surtout de redonner de l’espoir aux citoyens. Pour atteindre cet objectif, je mets en place une méthodologie pour restructurer le mouvement. Avec le coronavirus et la crise politique, on a vu clairement une distanciation très forte entre le citoyen et le monde politique. »

LE TANDEM HANUS-COURARD.- « Le tandem que je forme avec Philippe Courard fonctionne admirablement bien.  Il est toujours à mes côtés quand j’ai besoin de lui, ou pour me remplacer si je suis indisponible. C’est une collaboration qui fonctionne en toute franchise et en toute solidarité. »

LES DISCOURS TERRIBLEMENT DURS DU VLAAMS BELANG .- « Au Parlement fédéral, côtoyer ainsi le Vlaams Belang me met très mal à l’aise, d’autant que comme plus jeune députée de Belgique, je suis assistante de la Présidente de la Chambre, et que l’autre jeune député est Dries Van Langenhove, le leader du mouvement extrémiste Schild en Vrienden. Depuis que je siège à la Chambre, je suis frappée par les discours terriblement durs propagés par des élus du Vlaams Belang. S’ils étaient répercutés dans l’espace francophone, ils seraient carrément inaudibles. »

FAIRE AVANCER DES DOSSIERS POUR LE LUXEMBOURG.- « J’avoue que je craignais un peu l’issue des négociations gouvernementales car ce n’est pas évident quand on doit discuter entre plusieurs partis. Personnellement, je suis extrêmement satisfaite des avancées que nous avons obtenues. Une touche socialiste dont je suis très fière, c’est qu’on ait décidé de relever les pensions minimales. Il y a aussi le refinancement de la SNCB. Pour moi qui siège en commission « mobilité », c’était un sujet fondamental. Maintenant que le gouvernement est sur les rails, il y a beaucoup de choses à obtenir pour les Luxembourgeois. J’ai demandé au secrétaire fédéral du PS luxembourgeois d’inventorier l’ensemble des dossiers qui concernent le fédéral et il va falloir les faire gagner de l’intérieur du gouvernement. C’est ma responsabilité. Ça concerne la mobilité, les zones blanches, le déploiement économique et l’emploi. Le fait que Pierre-Yves Dermagne est en charge de ces matières-ci est un atout important. »